(Boursier.com) -- La Commission d'experts nommée par le Conseil Fédéral Suisse pour se prononcer sur la question des institutions financières "systémiques" et des mesures à adopter pour éviter une réaction en chaîne dans le système bancaire en cas de coup dur, a rendu ce matin son rapport. Sans surprise, il prône un durcissement du contrôle et de la réglementation, qui va cependant au-delà, pour certains points, des exigences formulées par le Comité de Bâle.
Le Crédit Suisse "prend acte" des recommandations formulées par la Commission d'experts en vue de résoudre le problème posé par les banques trop grandes pour faire faillite (dit problème du "too big to fail"). La banque précise avoir anticipé l'évolution de la réglementation, "en réduisant les actifs pondérés en fonction des risques et en renforçant son capital", si bien qu'elle estime que d'ici à la fin de la période de transition prévue pour le 1er janvier 2019, "sa stratégie orientée clientèle et efficiente en termes de capital lui permettra d'accroître ses réserves issues des bénéfices et de répondre ainsi aux exigences très élevées découlant de ces recommandations".
Les experts suisses ont cependant requis des engagements qui vont au-delà des exigences de "Bâle III", souligne l'établissement, qui précise cependant être bien armé pour y faire face, et que le durcissement réglementaire n'aura pas d'influence importante sur ses politiques de croissance et de dividende.
L'UBS est sur la même longueur d'ondes, quand elle précise être "bien positionnée" pour remplir les obligations demandées par les experts, sans avoir recours à des levées de fonds.
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