(Boursier.com) -- Le groupe de prévoyance Baloise a obtenu le meilleur résultat semestriel de son histoire, avec un bénéfice net en hausse de 93% à 419 millions de francs suisses. La contribution de tous les secteurs d'activité s'est sensiblement accrue. L'environnement difficile a pesé sur les volumes, qui affichent un léger tassement de 0,8%.
"Nous sommes très fiers de ce résultat record: il confirme le renforcement de notre capacité bénéficiaire. Cette performance reflète la grande qualité de notre portefeuille d'assurance, qui privilégie de manière systématique la création de valeur et l'excellence opérationnelle", a commenté Frank Schnewlin, président de la Direction du Groupe Bâloise. "La priorité est de générer une croissance rentable sur notre segment de clientèle cible. Notre objectif est de parvenir fin 2006 à un bénéfice record, c'est-à-dire de faire encore mieux que les 634 millions de francs dégagés lors de l'exercice 2000. Nous pouvons y parvenir à condition qu'aucun événement d'envergure ne vienne renverser la tendance au cours du second semestre."
Cette envolée du bénéfice semestriel à 419 millions de francs suisses (MCHF) tient principalement à l'excellent résultat technique et aux produits des placements, à l'évolution favorable des sinistres et à la hausse des taux d'intérêt. Le volume d'affaires (primes à caractère de placement incluses) a totalisé 4,586 milliards de francs suisses, en baisse de 0,8% par rapport au premier semestre 2005. Les primes calculées selon les normes IFRS se sont contractées de 1,4% à 4,35 milliards de francs suisses.
Le solide résultat technique du secteur non-vie s'est traduit par une hausse de 89,5% du bénéfice avant impôts et frais de financement à 303,8 MCHF. Grâce aux progrès opérationnels et à l'évolution favorable des sinistres, le ratio combiné - charges de sinistres et frais par rapport aux primes - s'est amélioré: il a diminué de 3,2 points à 90,9% (94,1% un an plus tôt) en valeur brute et de 3,8 points à 94,2% en valeur nette (contre 98%). Le taux de sinistres a également reculé de manière appréciable: en valeur brute, il s'est inscrit à 59,4% contre 64,2% l'an dernier. Le volume a atteint 2004,6 MCHF, une progression de 0,9% en phase avec le marché. La croissance dans ce secteur a été générée en Suisse, au Luxembourg et en Autriche, tandis que les volumes réalisés par Basler Securitas en Allemagne et Mercator en Belgique ont quelque peu fléchi, sous l'effet de la concurrence sur les prix.
Dans le secteur de l'assurance vie, le bénéfice avant impôts et frais de financement a crû de 63,4% à 158,2 MCHF dans le sillage des améliorations opérationnelles et de la hausse des taux d'intérêt. La bonne marche des affaires a permis à la Bâloise de renforcer les provisions pour la participation des assurés aux excédents. Le volume (primes à caractère de placement incluses) s'est inscrit à 2581,6 MCHF, en repli de 2,1%. Les primes calculées selon les normes IFRS ont accusé une baisse de 3,3% à 2,346 milliards de CHF, tandis que les produits liés à des parts de fonds ont progressé de 12,0% à 235,9 MCHF. Cette tendance traduit une demande toujours modeste d'assurances vie classiques, en particulier pour les produits à prime unique en Suisse. La valeur intrinsèque (embedded value) a augmenté de 14,3% à 2,696 milliards de CHF. La valeur des nouvelles affaires s'est chiffrée à 9,8 millions de CHF, et la marge dégagée sur ce segment a doublé, passant à 9,1%.
Dans le secteur bancaire: le résultat avant impôts et frais de financement s'est accru de 55,5% à 31,1 MCHF. Cette progression repose essentiellement sur la hausse, une nouvelle fois sensible, du bénéfice de la Baloise Bank SoBa et sur la très bonne tenue de Baloise Asset Management.
Le produit net des placements a augmenté de 12,4% à 1,189 milliards de CHF, soit un rendement net de 2,2% et une performance semestrielle selon les normes IFRS de 1,0% (valeurs non annualisées, après frais). Ces résultats ont été obtenus en dépit du tassement des marchés financiers au 2e trimestre, après un début d'année flamboyant. Bâloise a exploité la période de hausse boursière pour réaliser des bénéfices et remanier le portefeuille de certaines unités. A la fin du 1er semestre, la quote-part d'actions des placements de l'assurance était de 10,7%, contre 11,2% en début d'année.
Les capitaux propres consolidés du groupe Bâloise se maintiennent à un niveau très solide, à 4,3 milliards de francs. La marge de solvabilité se monte à 308%. Dans le cadre du programme de rachat d'actions annoncé au mois de mars 2006, 273 000 titres (soit 0,5% des actions en circulation) ont été rachetés entre le 22 mai et le 30 juin à un cours moyen de 85,54 francs.
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