(Boursier.com) -- Le rapprochement entre AT&T et T-Mobile USA a du plomb dans l'aile. Face à la pression des autorités de concurrence américaines, les deux groupes auraient abandonné leur tentative visant à convaincre rapidement le département de la Justice américain qui tente de bloquer l'opération pour non-respect des règles concurrentielles. Les deux sociétés ont désormais cinq semaines pour réviser les termes de l'opération ou enterrer l'offre actuelle de 39 Milliards de dollars. Le juge chargé du dossier a en effet reçu lundi d'AT&T et du gouvernement une demande de prolongement de la date butoir au 18 janvier, afin de laisser à l'opérateur télécom le temps d'envisager toutes les options possibles.
La décision représente un revirement pour le PDG d'AT&T, Randall Stephenson, qui estimait lors de l'annonce du deal au mois de février sa confiance dans le gain de l'approbation réglementaire et s'attendait alors à ce que le rachat de la filiale de Deutsche Telekom soit bouclé d'ici un an. Le ministère de la Justice poursuit les deux groupes pour des motifs anticoncurrentiels depuis le mois d'août afin de bloquer un accord qui aurait combiné les deuxième et troisième opérateurs sans fil américains et créé un leader de l'industrie dans le mobile.
Les entreprises ont jusqu'au 12 janvier pour établir un rapport à la Commission Fédérale des Communications "décrivant l'état de leur projet de transaction, y compris le fait de savoir si elles ont l'intention de procéder à la transaction en cause dans ce litige, et si elles entendent procéder à une autre transaction". "Nous examinons en ce moment s'il faut réviser notre transaction actuelle et, le cas échéant, de quelle manière, afin d'obtenir l'approbation nécessaire des régulateurs", affirme de son côté l'opérateur texans dans un communiqué.
De nombreux analystes estiment néanmoins que l'opération a désormais très peu de chances d'aboutir. L'opérateur télécom américain a d'ailleurs lui-même annoncé au début du mois son intention d'enregistrer une charge de 4 Mds$ ce trimestre pour tenir compte de ce risque d'échec de la fusion.
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