(Boursier.com) -- Quelques jours après avoir signé un plancher à 0,90 Euro, l'action Atari est de nouveau prise d'un accès de fièvre ce vendredi, en hausse de plus de 15% à 1,96 euro, après un bond de... 63,5% hier ! La Bourse fait actuellement la part belle aux valeurs les plus spéculatives de la place à la faveur d'une amélioration du climat financier depuis quelques séances, en particulier depuis l'intervention concertée des banques centrales... Des achats à bon compte qui profitent en vrac à des dossiers particulièrement volatils comme Recylex, Nicox, Partouche ou encore Geci.
Dans l'actualité du groupe à proprement parler, pas grand-chose à se mettre sous la dent, si ce n'est un article diffusé avant-hier soir par le site de référence technologique américain Techcrunch, qui fait un état des lieux du dossier, en l'introduisant sur le ton de la marque mythique tombée de son piédestal mais que tout le monde connaît encore. L'article décrit notamment les efforts de l'entreprise pour passer du statut d'éditeur / développeur traditionnel à celui de spécialise des jeux en ligne et des jeux de réseaux sociaux, et le succès rencontré dans la transposition du catalogue des années 80 vers les plateformes Android ou iOS. Et Techcrunch de citer le PDG Jim Wilson pour qui il "n'y a pas d'autre façon d'assurer la viabilité" de l'entreprise.
"Atari a encore un gros chemin à parcourir pour ne serait-ce que concurrencer les autres entreprises de jeux de réseaux sociaux, mais en tant qu'entreprise de taille modeste, elle pourrait éprouver moins de difficultés à migrer vers le jeu occasionnel et mobile que de grands groupes qui s'y sont lancés avant elle", souligne Techcrunch, à qui Wilson a indiqué qu'Atari s'employait à lancer des initiatives pour que les développeurs s'intéressent à la modernisation des vieux titres, et recrutait dans sa nouvelle thématique. L'article rappelle aussi que pour se faire à nouveau une place au soleil, la société devra s'employer à lancer des titres originaux, ce qui ne sera pas facile au regard de sa situation financière actuelle.
Rappelons qu'en bourse, BlueBay Asset Management a franchi en hausse, le 10 novembre dernier, les seuils de 20% et 25% du capital et des droits de vote d'Atari, dont il détenait à cette date 8.616.298 actions représentant autant de droits de vote, soit 29,23% du capital et 29,21% des droits de vote du spécialiste des jeux vidéo, répartis entre ses fonds BlueBay Recovery Master Fund et Bluebay Multi-Strategy Master Fund.
BlueBay a précisé à cette occasion ne pas avoir l'intention d'acquérir le contrôle de la société, ne pas avoir l'intention d'accroître sa participation directe ou indirecte au-delà du niveau désormais atteint, et que sa stratégie reste la cession de l'entreprise, malgré l'échec essuyé lors de la dernière tentative...
Le fonds précisait en outre que les opérations de conversion d'obligations remboursables en actions donnant lieu aux franchissements de seuils faisant l'objet de la présente déclaration ont "pour seul objet de simplifier la structure de leur participation dans Atari".
Au 1er semestre, Atari a poursuivi sa transition vers les activités numériques (mobile, online), et a maintenu sa stratégie de focalisation sur des jeux moins nombreux mais plus rentables.
Le chiffre d'affaires du 1er semestre 2011/2012 s'est établi à 16,5 Millions d'Euros, contre 20,9 ME à la même période du précédent exercice fiscal.
Le résultat opérationnel courant est ressorti en ligne avec les objectifs. Il s'est amélioré de 4,1 ME, soit une perte opérationnelle de -2,6 ME résultant des actions mises en oeuvre pour retrouver la profitabilité et réduire la structure de coûts.
La perte nette pour le 1er semestre de l'exercice 2011/2012 a été de -8,2 ME, en légère amélioration par rapport au -9,2 ME du 1er semestre de l'exercice 2010/2011. Ce petit mieux provient principalement de l'amélioration du résultat opérationnel et malgré une hausse du coût de la dette liée à l'utilisation de la totalité de la ligne de crédit au cours de ce 1er semestre.
Atari a réitéré ses perspectives de maintien de sa profitabilité au second semestre, comparé à la période équivalente de l'exercice 2010/2011. Globalement, la société s'attend à une amélioration continue du résultat opérationnel courant pour l'exercice 2011/2012...
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