le 09/10/2006 à 07h07
(Boursier.com) -- Après une énième tentative pour entrer dans le rang, le groupe Altran fait à nouveau parler de lui, négativement, sur la place parisienne. Les remous internes qui ont abouti au départ du président Christophe Aulnette ont coïncidé avec un nouvel avertissement et la confirmation de grosses difficultés sur le marché français. En fin de semaine dernière, le titre a connu une poussée haussière après la purge, alors que des rumeurs d'intérêt de la part d'autres acteurs ont fleuri. 'Le Revenu' par exemple croyait savoir que Capgemini et Adecco ont manifesté quelques intérêts pour le colosse du conseil en technologies aux pieds d'argile. La piste de fonds d'investissement est également évoquée.
Ce matin, le quotidien 'Les Echos' évoque même l'existence de "data rooms" (procédure de mise à disposition de certains documents internes à destination d'éventuels acquéreurs quand une société est à vendre), ce qui signifierait que la société cherche preneur pour la totalité ou une partie de ses actifs. Les noms de la Societe Generale et de BNP Paribas ont été évoqués comme banques mandatées pour trouver des acheteurs.
Un bémol de taille cependant à cette rumeur : le journal financier a contacté hier Yves de Chaisemartin, le nouveau président, pour le questionner sur ces informations. Réponse catégorique de l'intéressé : "Il n'y pas eu de data room, il n'y a pas de data room, et il n'y aura pas de data room de mon vivant. Je suis là pour développer et non pour vendre". Une prise de position limpide, mais suffira-t-elle à dégonfler la spéculation sur une entreprise qui échoue systématiquement à restaurer la confiance depuis plusieurs années ?
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