(Boursier.com) -- Soulagements... Alcatel-Lucent termine la semaine sur une hausse de 1,22% à 0,83 euro. Après une glissade de 6% jeudi dans la foulée de la publication de mauvais résultats semestriels, l'équipementier de téléphonie abandonne tout de même 9,2% en glissement hebdomadaire. Le groupe a prévu de supprimer 5.000 emplois supplémentaires dans le monde et de tirer profit de son portefeuille de brevets pour générer des liquidités, mais cela ne suffit pas à rassurer le marché. "Aujourd`hui, l`heure est à la fermeté", a souligné le directeur général Ben Verwaayen, ce que certains interprètent déjà comme l'annonce que ces nouvelles économies ne sont pas les dernières...
Pour résumer le sentiment du marché, le broker Jefferies a maintenu sa recommandation négative sur le dossier de l'équipementier en télécommunications avec un objectif de cours maintenu à 0,85 euro. L'analyste a pris acte du durcissement du plan de restructuration. Mais pour le spécialiste, le plus mauvais volet de l'annonce concerne la stratégie de monétisation des brevets dans le cadre d'un "centre de profit indépendant". En effet, Jefferies rappelle que la société avait engagé un conseil il y a plus de 6 mois pour explorer les options concernant ces actifs, mais qu'aucune nouvelle n'a filtré depuis, ce qui laisse penser que les acquéreurs ne se bousculent pas au portillon... Il estime ainsi que l'annonce du jour marque l'échec de cette stratégie, et craint qu'elle ne constitue pas vraiment un nouveau canal de revenus pour la société. Contrairement à d'autres de ses confrères, il pense en outre que la consommation de liquidité constitue un vrai problème pour la société.
SG vise désormais, non plus 1 euro, mais 0,65 en restant à "vendre". UBS passe de 1 à 0,9 euro (neutre). Nomura coupe son cours cible de 1,27 à 0,86 euro (neutre) et Deutsche Bank parle de 0,75 euro contre 1 euro (tenir).
Le Crédit Suisse est toujours et encore négatif, pour un objectif ajusté de 0,90 à 0,75 euro. La nouvelle restructuration annoncée ne modifie pas vraiment l'avis du bureau d'études, qui rappelle que par le passé, l'impact des mesures annoncées par le groupe a rarement impressionné...
De surcroît, les craintes se sont accrues sur la liquidité à moyen terme, car en dépit de la situation de trésorerie nette positive affichée par l'entreprise à la fin du premier semestre 2012, la rapidité avec laquelle elle consomme ses liquidités peut paraître inquiétante. Les cours actuels laissent penser que le titre n'est pas très cher, mais cela reflète le fait que la société a du mal à rester profitable et qu'il existe un aléa sur la solidité financière, toujours selon l'analyste.
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