(Boursier.com) -- De la publication annuelle d'Alcatel-Lucent supérieure aux attentes, le Crédit Suisse retiendra surtout la forte amélioration de la génération de free cash-flow, qui a atteint 541 Millions d'Euros sur le seul dernier trimestre, alors qu'elle était négative de l'ordre du Milliard d'Euros sur les 9 premiers mois de l'exercice.
Les perspectives d'amélioration de la rentabilité en 2012 avaient déjà été anticipées par le consensus, qui devra s'ajuster en légère baisse, estime cependant le bureau d'études, qui reste sceptique quant à la capacité de l'entreprise à maintenir des marges supérieures à 4%, notamment à cause du changement technologique en cours aux États-Unis dans les réseaux.
Ceci dit, le Crédit Suisse souligne que l'amélioration de la génération de trésorerie, la cession de Genesys et la signature d'un accord concernant la commercialisation des brevets de l'entreprise éloignent le spectre de la crise de liquidité... En attendant, la recommandation de l'analyste reste à "sousperformance" et l'objectif de cours à 1,25 Euro.
Goldman Sachs est plus offensif puisque son cours cible passe de 1,60 à 2 euros.
Cheuvreux quant à lui a apprécié les résultats annuels, notamment au niveau de la génération de free cash-flows, ressortie à 541 Millions d'Euros, là où l'analyste n'en attendait que 200 ME. Les perspectives 2012, qui passent par une amélioration de la marge, sont plutôt encourageantes, même si l'analyste souligne que le premier trimestre 2012 devrait être "très difficile", avec des revenus qui pourraient baisser de 20 à 22%, et une perte nette qui pourrait atteindre environ 100 ME.
Par ailleurs, l'équipementier réseau n'a pas quantifié l'impact financier de l'accord signé avec l'américain RPX sur la mise à disposition de ses brevets, mais Cheuvreux pense que le groupe pourrait recevoir un paiement initial compris entre plusieurs centaines de Millions d'Euros et jusqu'à 2 Milliards d'Euros. Alcatel conservera la propriété de ses brevets, et devrait générer des revenus de licences supérieurs à ceux de 2011, qui ont atteint 140 ME.
En conclusion, signale le bureau d'études, le scénario de faillite est devenu virtuellement impossible : la forte génération de trésorerie et la monétisation du portefeuille de brevets viennent en effet s'ajouter au produit de la vente de Genesys, ce qui pourrait amener la société à terminer en situation de trésorerie nette positive de l'ordre de 2,5 Milliards d'Euros à la fin de l'exercice en cours.
Le titre termine en hausse de 12% en Bourse de Paris à 1,682 euros.
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