(Boursier.com) -- Aéroports de Paris (ADP) n'a pas été retenue dans la compétition ouverte par le gouvernement brésilien en vue de la privatisation de trois de ses aéroports. Une porte-parole du gestionnaire des aéroports parisiens a confirmé l'information à Reuters tout en précisant qu'ADP avait déposé une offre conjointe avec l'aéroport de Schipol et deux partenaires brésiliens.
Les contrats, pour lesquels 11 consortiums ont déposé des offres dépassant largement les planchers fixés par le gouvernement, portaient sur l'agrandissement et la gestion de terminaux sur deux aéroports à Sao Paulo et un à Brasilia. Alors que le Brésil s'apprête à organiser deux rendez-vous sportifs majeurs, cette modernisation doit permettre d'améliorer des infrastructures inconfortables et sources de nombreux retards. Les concessions ont été attribuées à chaque fois à de grandes entreprises brésiliennes alliées à des groupes aéroportuaires internationaux.
Egis Airport Operation, filiale du groupe Egis qui est détenu à 75% par la Caisse des dépôts et consignations , s'est alliée au groupe brésilien Triunfo Participaçoes pour se voir attribuer l'extension de l'aéroport de Viracopos-Campinas, près de Sao Paulo. Le consortium déboursera de 3,8 Milliards de reais (1,7 MdE) pour ce contrat. De leur côté, les groupes brésiliens Invepar et OAS, en partenariat avec le sud-africain ACSA, ont décroché pour 16,2 Milliards de reais (7,2 MdsE) la concession visant à moderniser l'aéroport de Guarulhos, à Sao Paulo, le plus actif et le plus lucratif des trois sites.
La non sélection d'ADP par le gouvernement brésilien éloigne une opération de M&A significative de la part d'ADP. En effet, les dossiers que l'aéroport parisien étudiait fortement se referment les uns après les autres avec la suspension de la privatisation des aéroports espagnols et le report du processus d'ouverture du capital des aéroports régionaux français, explique Oddo. Si le broker estime toujours qu'une opération de croissance externe est nécessaire pour apporter un relais de croissance aux bases parisiennes, le faible nombre de dossiers actuellement peut permettre de revoir la politique de distribution de dividendes à court terme. En effet, à partir de cette année, ADP va connaitre un recul de ses capex qui, combiné à un ratio de dette nette/EBITDA confortable de 2,4x, peut permettre un relèvement de son taux de distribution de dividendes. Oddo est à "acheter" sur le dossier.
JB.A. - ©2012 www.boursier.com

