Boursier.com : Pouvez-vous commenter le millésime écoulé pour Bastide ?
V.B. : Sur l'exercice 2010/2011, Bastide bénéficie du retour à une croissance plus dynamique que lors des exercices précédents. Après deux millésimes où l'activité progressait sur un rythme de 2 à 3% par an, le chiffre d'affaires progresse cette fois de 9% dont 6% de croissance organique. Cet exercice a été également marqué par une politique de croissance externe, avec des acquisitions ciblées pour compléter notre offre notamment dans des métiers à plus forte valeur ajoutée : Tout d'abord dans la stomathérapie et l'autosondage urinaire, un marché estimé autour de 180 millions d'euros, avec l'acquisition de Medikea et la société AB2M. Enfin, nous avons racheté A à Z Santé, une PME parisienne qui est venue renforcer notre positionnement en assistance respiratoire, en particulier sur l'oxygénothérapie, qui devrait nous apporter un chiffre d'affaires de près de 2 millions d'euros en année pleine.
Boursier.com : La marge opérationnelle se tasse légèrement...
V.B. : Le résultat net connaît une évolution plutôt favorable a +13%. En revanche, il est vrai que la marge opérationnelle est un peu inférieure à celle du millésime précédent. Cela reflète une réorganisation interne par pôle de prestations de services. Nous avons regroupé les collaborateurs des pôles nutrition-perfusion et assistance respiratoire. Dans ce cadre, nous avons été contraints de dédoubler certains postes ce qui se traduit par une hausse de la masse salariale, mais le niveau de marge reste préservé grâce à la poursuite du développement des marques propres et d'ouverture de franchises
Boursier.com : Quel serait l'effet d'une récession économique sur les revenus de Saab ?
V.B. : Une grande partie de nos ventes est couverte par la prise en charge des mutuelles. Ce qui est non pris en charge concerne souvent des produits de première nécessité qui ne sont pas ou peu soumis à des reports d'achat. Nous ne sommes donc pas véritablement menacés par un contexte économique plus difficile.
Boursier.com : Il en irait autrement dans le cadre d'un remboursement moins élevé...
V.B. : La réduction de certaines dépenses sociales pourrait s'inscrire dans le cadre d'une politique de maîtrise des déficits publics. L'assistance médicale à domicile bénéficie néanmoins de la volonté durablement inscrite de la part des pouvoirs publics de lui accorder des prix et des moyens correspondant aux pathologies prises en charge. Parfois, on note tout de même des réajustements tarifaires. Globalement, l'assistance respiratoire à domicile ne représente que 2% du budget de la santé ce qui relativise son impact...
Propos recueillis par Christophe Voisin - ©2011, 2012 www.boursier.com

