Boursier.com : Le rachat de l'allemand DIMA concrétise un changement de taille majeur pour Biosynex...
T.P. : La cible est effectivement 5 à 6 fois plus importante que Biosynex. C'est une montée en puissance forte et rapide.
Boursier.com : Lorsque le petit rachète le gros, le petit ne garde pas toujours le contrôle...
T.P. : Je dirigerai l'unité allemande qui est déjà dotée d'un staff expérimenté, ce qui est très positif pour l'avenir. Il restera en place, mais des collaborations croisées pourraient être mises en place. Il n'est pas impossible que le responsable de la R&D allemande chapeaute l'ensemble de la R&D du groupe.
Boursier.com : Vous n'avez pas communiqué sur le prix de ce rachat...
T.P. : Nous avons une obligation de confidentialité sur cette question. Le financement est réalisé en interne, avec l'augmentation de capital de juin 2011, mais aussi en partie par de la dette bancaire.
Boursier.com : Quelles sont les spécialités de DIMA?
T.P. : Les tests de dépistage de la drogue représentent la moitié du chiffre d'affaires de DIMA, aussi positionnée sur les tests de fertilité, les tests concernant le domaine de l'infectieux, ainsi que des marqueurs cardiaques pour détecter les risques d'infarctus. La palette de tests de DIMA est donc assez large et complémentaire de la nôtre.
Boursier.com : Quel sera le premier produit de tests après fusion?
T.P. : La gamme "Drogues" sera la gamme principale de la société. C'est autour d'elle que DIMA a établi sa notoriété.
Boursier.com : A qui s'adressent ces tests?
T.P. : Les forces de l'ordre, les administrations, les douanes, les hôpitaux, les centres de toxicologies et les pharmacies dans certains pays.
Boursier.com : Quelle a été la raison principale qui a motivé l'opération?
T.P. : La volonté d'atteindre une taille critique. Nous ne l'avions pas. Seule une opération de croissance externe nous permettait de l'atteindre rapidement. L'augmentation de capital, réalisée en juin, avait pour seul but de réaliser cette opération structurante.
Boursier.com : Y a t-il des synergies à développer entre Biosynex et DIMA?
T.P. : Oui, à 3 niveaux : au niveau des équipes de R&D, de l'automatisation de la production, qui sera centralisée chez Biosynex, ainsi qu'au niveau commercial où des économies d'échelle seront possibles pour ces deux gammes de produits.
Boursier.com : En termes commerciaux, quelles sont vos priorités?
T.P. : DIMA fonctionne essentiellement en marque distributeurs et nous allons mettre en place une politique très forte de la marque DIMA, pour créer plus de valeur ajoutée. C'est un de nos axes de développements fort au niveau commercial.
Boursier.com : Euroland Finance, qui a piloté l'introduction, attendait un chiffre d'affaires annuel de 2,4 ME pour 2011 et a récemment revu ce chiffre en baisse, à seulement 1,9 ME. A quoi s'attendre ?
T.P. : Nous publierons le chiffre d'affaires annuel le 24 janvier. 2011 a été une année de transition et nous avons mobilisé nos équipes sur ce projet d'acquisition. L'opération a mobilisé les énergies. Concernant les objectifs, nous n'en avions pas donné. En termes de croissance organique, nous avons des projets porteurs, qui devraient être concrétisés par du chiffre d'affaires en 2012.
Boursier.com : Mais le chiffre qui sera présenté sera donc décevant...
T.P. : Nous avons évolué sur un rythme moins rapide que prévu, c'est aussi ce qui nous a décidé à accélérer notre politique de croissance externe...
Propos recueillis par Arnaud Bivès - ©2012 www.boursier.com

