Boursier.com : La période de Noël actuelle, est-elle un rendez-vous important pour LeadMedia Group?
S.D. : La période de Noël est clef pour LeadMedia Group : il y a une saisonnalité assez prononcée de notre activité. Cette période est importante en termes de volumes et donc de résultat. A ce jour, nous sommes d'ailleurs satisfaits de son déroulement. Les e-commerçants marchent très bien, en particulier au Brésil. 80% des e-commerçants qui comptent au Brésil sont nos clients et ils réalisent une très bonne année!
Boursier.com : Nous évoluons pourtant dans un contexte économique difficile, comment cela se traduit-il pour vous ?
S.D. : Nous n'avons pas enregistré de baisse d'activité de la part de nos clients principaux : le Business est conforme à nos attentes à ce jour. Au Brésil comme en France. Un de nos avantages est notre modèle d'affaires à la performance, assez défensif en période de crise, puisque nos annonceurs ne payent qu'au résultat.
Boursier.com : Vos comptes semestriels affichent une perte en raison de goodwills, ce phénomène se reproduira t-il au deuxième semestre ?
S.D. : Précision technique : nous ne sommes pas en norme IFRS, si cela était le cas, nous afficherions un bénéfice. Au deuxième semestre, nous devrions enregistrer le même montant de goodwill : l'impact sera le même.
Boursier.com : Vous avez réalisé une première acquisition au Brésil. De quoi s'agit-il ?
S.D. : C'est une acquisition conforme à ce que nous avions dit dans le cadre de la levée de fonds : de petites acquisitions apportant de la valeur, de la clientèle ou du savoir-faire. Cette société est positionnée sur un métier qui nous intéresse : l'acquisition de prospects ou de fans par les réseaux sociaux et leur transformation en clients. La société réalise un chiffre d'affaires de 500 KE et est profitable.
Boursier.com : Quel a été le prix dépensé ?
S.D. : Moins d'un Million d'Euros.
Boursier.com : Allez-vous réaliser de nouvelles opérations ?
S.D. : Vraisemblablement oui, dans les prochains mois. Mais nous ne nous pressons pas, il faut que nous trouvions des cibles avec des éléments favorables en termes de métier, des hommes et du prix à payer.
Boursier.com : Est-ce plus facile de les réaliser au Brésil ?
S.D. : Non, ce n'est ni plus facile ni plus difficile. Mais le potentiel de développement est effectivement plus important au Brésil. En France, nous cherchons avant tout à maintenir notre avance technologique.
Boursier.com : Le titre affiche -30% depuis l'introduction fin juin. Ne regrettez-vous pas l'opération ?
S.D. : Tous les titres souffrent. Je n'ai pas de commentaire particulier à faire là-dessus. Je peux indiquer simplement que je suis serein sur notre capacité à créer de la valeur à horizon de 3 à 5 ans.
Boursier.com : Si on se projette à moyen terme, quel rythme de croissance peut-on espérer ?
S.D. : Nous pensons être en mesure de faire mieux que le marché et on peut tabler sur le maintien du rythme de croissance que nous connaissons actuellement. Nous sommes encore une petite société capable de prendre des décisions rapides ; de réagir à des mouvements de marché ou à des innovations, donc je suis confiant pour la croissance des deux ou trois prochaines années.
Propos recueillis par Arnaud Bivès - ©2011, 2012 www.boursier.com

