Boursier.com : Les comptes 2005 de Devoteam sont-ils conformes aux attentes ?
S.B. : L'année 2005 s'est plutôt mieux déroulée que prévu. Le chiffre d'affaires est ainsi ressorti au-delà des attentes, tout comme le résultat opérationnel. Les secteurs les plus dynamiques ont été les télécoms et la banque. L'industrie repart d'une manière ciblée tandis que nous sommes plus dans une phase d'investissement à l'égard du secteur public.
Boursier.com : Quelle est la part récurrente de votre activité ?
S.B. : On peut estimer que la part récurrente de nos ventes est située entre 10 et 15% du total. D'ici 4 ans, nous ambitionnons de porter ce niveau à 25% et à 40% à terme.
Boursier.com : Etes-vous confronté au défi du référencement chez les donneurs d'ordre ?
S.B. : Cette notion de taille critique, qui est la clé du référencement, est surtout valable pour des acteurs généralistes. Devoteam apporte de la valeur ajoutée à ses clients avec un métier de spécialiste. Notre position de numéro 1 européen sur notre niche, l'infrastructure du système d'information, nous permet, quoi qu'il en soit, de passer la barre du référencement chez les grands comptes.
Boursier.com : Pourquoi avez-vous maintenant une offre d'infogérance ?
S.B. : L'infogérance apporte de la valeur à notre offre... Il s'agit d'une initiative de croissance sur un créneau porteur.
Boursier.com : Comment évoluent les tarifs ?
S.B. : Depuis le 4ème trimestre 2005 les prix commencent à remonter. Cette tendance devrait se confirmer sur l'année en cours.
Boursier.com : Observez-vous une tension sur les salaires ?
S.B. : Les salaires évoluent sur le même rythme que la progression des tarifs. Il n'y a donc pas de dérive de ce point de vue.
Boursier.com : Pourquoi votre marge est elle plus faible en France qu'à l'étranger ?
S.B. : Cela découle tout d'abord des 35 heures car nos collaborateurs travaillent moins en France qu'à l'étranger... Cela résulte également d'un marché hexagonal plus concurrentiel et mieux organisé au niveau des acheteurs.
Boursier.com : Avez-vous une offre offshore ?
S.B. : Cette question du offshore ne se pose pas avec la même acuité dans nos métiers que pour une SSII classique. Nous avons néanmoins des filiales à l'étranger qui peuvent répondre ponctuellement à une offre de ce type.
Boursier.com : Le marché est il durablement porteur selon vous ?
S.B. : Normalement, on observe un cycle de 5 ans sur nos métiers. La reprise n'ayant démarré qu'en 2004, les années qui viennent devraient être porteuses. Les grandes entreprises sont en effet de plus en plus sensibles à la mondialisation et leur croissance est dopée par les pays émergents.
Boursier.com : Quel est votre plan de marche ?
S.B. : Sur 2006, la croissance interne devrait être de l'ordre de +15%. La marge opérationnelle est attendue à 7,7% contre 7,1% en 2005. Notre plan de développement à horizon 2009 prévoit un doublement de la taille de la société. Cela passera à 55% par de la croissance organique et à 45% par des acquisitions. Notre marge opérationnelle devrait alors s'approcher de 10%.
Boursier.com : Quels sont les points à améliorer pour arriver à cet objectif de rentabilité ?
S.B. : L'international, qui est plus rentable que la France, devrait monter en puissance. Nous allons également améliorer notre productivité et les prix devraient être plus élevés au sein de l'hexagone.
Boursier.com : Quelles cibles recherchez vous en terme d'acquisitions ?
S.B. : En France, nous ne voyons pas de cibles qui puissent nous intéresser. Nous recherchons donc à l'international des sociétés de qualité, avec de bons fondamentaux, de la valeur ajoutée et qui présentent également une bonne rentabilité. Nous recherchons particulièrement dans le nord et l'est de l'Europe...
Christophe Voisin - ©2006, 2012 www.boursier.com
17/03/2006