Boursier.com : Vos très bons résultats au premier semestre, sont tirés vers le haut par une croissance beaucoup plus rapide que le marché automobile (NDLR, +19%, contre +1,1% selon JD Power). Pourquoi ?
P.D. : Plusieurs éléments l'expliquent : tout d'abord notre présence auprès des constructeurs allemands qui connaissent de fortes progressions de leurs ventes. La politique d'allègement des véhicules et de réduction du CO2 nous bénéficie aussi particulièrement, via les produits de freinage, turbo châssis. Enfin, les efforts internes de développement de la société, qui a lancé, cette année, 70% de nouveaux produits, payent.
Boursier.com : Dans quelle mesure vous estimez-vous exposés à un éventuel ralentissement de la conjoncture ?
P.D. : Notre croissance devrait se poursuivre cette année, sauf crise majeure. Pour l'affirmer, nous nous appuyons sur les chiffres de l'IHS concernant la poursuite de la croissance de la production d'automobiles, sur la poursuite du développement de nos programmes et sur notre implantation géographique à 85% sur les pays émergents. Nous réaffirmons donc nos objectifs : chiffre d'affaires en hausse et progression de l'EBITDA en valeur.
Boursier.com : Et pour 2012 ?
P.D. : Là encore, sauf crise majeure, nos volumes devraient progresser.
Boursier.com : Mais si la conjoncture devait véritablement se dégrader... ?
P.D. : Nous avons l'avantage d'avoir un point mort relativement bas. Nous savons, grâce à notre implantation importante dans les pays émergents, être très compétitifs et flexibles. Nous avons su l'être en 2008, nous saurons à nouveau prendre les bonnes décisions en la matière si le besoin s'en faisait sentir.
Boursier.com : Où en sont vos réflexions concernant vos implantations au Brésil et en Inde ?
P.D. : Nous comptons toujours nous implanter au Brésil et en Inde. Nous ne cherchons pas à réaliser une acquisition majeure dans ces deux pays, mais à réaliser de petites acquisitions que nous ferons croître par la suite. Nous ne voulons pas y consacrer plus de 10 ME.
Boursier.com : PSA auprès duquel vous réalisez 13% de votre chiffre d'affaires pourrait réduire ses effectifs de 10% en France, cela vous inquiète-t-il ?
P.D. : Si PSA devait moins produire, cela pourrait nous toucher à proportion de notre présence auprès d'eux, mais nous ne serions pas plus touchés que d'autres acteurs sous-traitants de PSA. Nous ne sommes pas inquiets, mais restons vigilants. A ce jour, nous ne constatons aucune réduction dans les commandes. Au 30 juin, nous avions enregistré 30 ME de commandes pour un objectif de 50 ME sur l'année.
Propos recueillis par Arnaud Bivès - ©2011, 2012 www.boursier.com

