Boursier.com : Txcom est présent dans deux métiers : l'impression thermique et la traçabilité, comment se répartissent vos activités au sein du chiffre d'affaires ?
P.C. : L'impression thermique, via notre entité Axiohm, commercialise de petites imprimantes, insérées dans des appareils comme des pompes à essence ou des terminaux de jeu... Cela représente environ 70% de notre chiffre d'affaires, le reste étant réalisé dans le domaine de la traçabilité, qui consiste avant tout à la lecture de codes barre.
Boursier.com : Quelles sont vos perspectives chiffrées pour 2010 ?
P.C. : Je pense que nous afficherons 11 ME de chiffre d'affaires environ et un résultat d'exploitation compris entre 1,7 et 1,8 ME.
Boursier.com : Quel est le prix de vos imprimantes ?
P.C. : Il varie de 40 à 120 Euros... J'ajoute que nous augmentons régulièrement le prix moyen, en l'occurrence de 10 à 15% chaque année, grâce à des modifications du mix produit. Au final, nous dégageons une marge brute comprise entre 40 et 45% sur ces produits.
Boursier.com : N'existe-t-il pas une tendance à la disparition de l'imprimé papier et à la dématérialisation ?
P.C. : Des marchés disparaissent, d'autres se créent... Par exemple aux Etats-Unis, certains "bandits manchots" ne distribuent plus de monnaie sonnante et trébuchante, mais des tickets qui permettent de rejouer...
Boursier.com : Quelles sont vos ambitions dans la traçabilité ?
P.C. : L'essor du e-commerce a développé les préparations de commandes... Nous nous différencions de nos concurrents par notre capacité à être présents dans des conditions extrêmes, comme pour les chaînes logistiques qui passent par des chambres froides. A ce jour, la moitié du marché de la traçabilité est localisée aux Etats-Unis où nous ne sommes pas encore présents ! Nous comptons nous y installer via une marque blanche développée pour un acteur local important.
Boursier.com : Pourquoi un transfert sur Alternext, sans levée de fonds ?
P.C. : Nous avons un double objectif : améliorer la liquidité du titre et accroître notre notoriété auprès de nos clients, étrangers notamment. Nous ne faisons pas d' "appel public à l'épargne", tout simplement parce qu'à ce jour, nous n'avons pas besoin de cash ! Nous disposons d'une trésorerie de 5 ME environ et n'avons, à ce jour, aucune acquisition en vue. Pour autant, l'idée d'un APE n'est pas exclue, nous y songerons lorsque nous aurons atteint une taille et une valorisation plus significatives. Pour l'instant, nous sommes uniquement accompagnés des fonds d'investissement, Turenne et Promelis, qui ont été rejoints par Alto Invest en août dernier, pour un montant d'environ 1 ME.
Boursier.com : Quel domaine est susceptible de motiver une acquisition ?
P.C. : Tous les secteurs qui nécessitent des éléments électroniques, communicants et des logiciels... Nous sommes ouverts à toutes opportunités, mais de façon générale, nous préférons racheter des sociétés à redresser ! Les cibles visées pourraient afficher des chiffres d'affaires compris entre 2 et 10 ME.
Boursier.com : Quelle est votre politique en matière de dividende ?
P.C. : Nous n'avons jamais distribué de dividendes à ce jour, préférant investir le cash dont nous disposons. Mais si nous devions détacher un coupon, ce ne sera pas un "coup" d'une seule année. Nous adopterions une politique récurrente en la matière, avec un rendement significatif.
Propos recueillis par Arnaud Bivès - ©2010, 2012 www.boursier.com

