Boursier.com : Quels commentaires voulez-vous apporter aux chiffres du T3 ?
P.H. : Le troisième trimestre est satisfaisant pour CapGemini. Il ressort en ligne avec le premier semestre, il n'y a donc pas de décélération avec le maintien d'une croissance à deux chiffres des ventes. La croissance organique s'établit à 4,7% sur la période avec une situation satisfaisante dans la plupart des pays à l'exception des Pays Bas.
Boursier.com : Ressentez-vous actuellement une certaine prudence chez vos clients ?
P.H. : Après la faillite de Lehman Brothers à l'automne 2008, des programmes en cours avaient été suspendus ce qui ne correspond pas à la situation actuelle. Nous n'observons pas un sentiment de panique mais davantage une certaine prudence chez nos clients car on ne sait pas de quoi 2012 sera fait...
Boursier.com : Quel est votre sentiment pour 2012 ?
P.H. : Je pense que l'activité pourrait demeurer en croissance même si le rythme d'expansion devrait être moins dynamique qu'en 2011. Nous travaillons néanmoins sur un plan de réaction si la situation venait à se dégrader sensiblement...
Boursier.com : La profitabilité devrait-elle continuer de croître à l'avenir ?
P.H. : La marge opérationnelle recèle encore des leviers d'amélioration. Si la demande est favorable, la marge opérationnelle devrait remonter progressivement vers les 10% à l'avenir.
Boursier.com : Le cloud computing est-il un relais de croissance ?
P.H. : Le cloud computing peut être considéré comme un relais de croissance mais il correspond aussi à un déplacement de portefeuille. Le cloud computing pourrait ainsi cannibaliser d'autres offres.
Boursier.com : Comptez-vous effectuer de nouvelles acquisitions en France ?
P.H. : Via les acquisitions, nous souhaitons agréger des compétences nouvelles pour aller vite sur les offres que nous estimons prometteuses. Ainsi, nous ne cherchons pas du volume mais des compétences que nous n'avons pas en interne.
Boursier.com : Quel est l'état de la concurrence des SSII indiennes ?
P.H. : Les SSII indiennes vont bien avec un taux de croissance qui demeure élevé. Elles ont néanmoins du mal à pénétrer les marchés où l'anglais n'est pas la langue naturelle.
Propos recueillis par Christophe Voisin - ©2011, 2012 www.boursier.com

