Boursier.com : Vous avez enregistré une baisse de 13% de votre chiffre d'affaires semestriel, mais malgré tout, le deuxième trimestre affiche une forme de reprise, avec une progression séquentielle. Est-ce que cela signifie que le pire de la crise est derrière vous ?
O.C. : Cette hausse séquentielle est un bon indicateur pour dire que le pire de la crise est derrière nous. Parler de sortie de crise immédiate est encore un peu tôt, mais on commence à enregistrer des éléments très favorables en terme de visibilité pour les prochains mois...
Boursier.com : Vous enregistrez une perte semestrielle mais, malgré cela, vous vous dites confiants sur votre capacité à atteindre la rentabilité, non seulement au deuxième semestre, mais aussi sur l'ensemble de l'exercice...
O.C. : Tout à fait. En fait, le modèle économique de LDLC.com est basé sur des charges fixes principalement, donc cela signifie que nous avons besoin de dépasser un point mort pour atteindre la rentabilité. Nous l'évaluons cette année à 125 ME. Avec un premier semestre impacté pleinement par la crise financière et qui, historiquement, est plus faible que le deuxième, que nous attendons plus dynamique avec les activités de Noël, il est tout à fait envisageable pour nous de renouer avec la rentabilité.
Boursier.com : Vous serez donc à l'équilibre, voire légèrement positif sur l'exercice ?
O.C. : Nous espérons être légèrement positifs sur l'ensemble de l'exercice... L'environnement reste difficile. Il est donc évident que, cette année, nous n'afficherons pas nos meilleurs niveaux de rentabilité. Pour autant, nous devrions être au-dessus de l'équilibre.
Boursier.com : L'effet de base va-t-il jouer favorablement, notamment au niveau des volumes de ventes ?
O.C. : Au deuxième semestre, mécaniquement, comme nous avons vécu la crise surtout au quatrième trimestre, c'est-à-dire la période janvier-mars, de l'exercice passé, l'effet de base va être très favorable, donc cela vient conforter la certitude que nous avons de réaliser une bonne performance au deuxième semestre.
Boursier.com : Pourquoi pensez-vous pouvoir bénéficier d'un effet "Windows 7" dans des proportions plus importantes que d'autres acteurs?
O.C. : Aujourd'hui, la clientèle de LDLC est une clientèle qui s'est construite d'abord sur des passionnés, puis maintenant sur des gens un petit peu plus connaisseurs... Nous vendons de la pièce composée informatique, donc nous sommes la cible idéale de ce genre de produits ! Les généralistes vont proposer essentiellement des offres packagées de marques, alors que nous, nous sommes capables de véritablement répondre à la demande précise du client en plus de ces offres packagées.
Boursier.com : Vous êtes donc bien positionnés pour sortir de la crise ?
O.C. : Nous le pensons... En tout cas, si un rebond s'affiche, nous avons tous les éléments dans nos mains pour être capables de saisir toutes les opportunités. C'est véritablement le plus important en terme de préparation pour la suite des événements de l'exercice. Le S1 était essentiellement orienté sur cette prise de position...
Propos recueillis par Arnaud Bivès - ©2009, 2012 www.boursier.com

