Boursier.com : Quelle est la raison qui vous a poussé à jeter votre dévolu sur la société Wokup, dont vous venez d'annoncer le rachat ?
N.B. : Notre offre est multicanal, mais nous manquions de légitimité et de savoir-faire sur un secteur : le mobile. C'est pour cette raison que nous ajoutons cette troisième brique à notre offre. L'offre de Wedia se déclinera désormais sur le print, le web et le mobile. Les outils de Wokup permettent en effet à ses clients et partenaires de concevoir et de maintenir des sites internet mobiles et des applications pour les différents stores des constructeurs et opérateurs. L'offre Wokup intègre également des outils de géolocalisation, de reporting du trafic sur le canal mobile, et enfin des outils de marketing mobile et de génération de trafic.
Boursier.com : Quelle est la taille de la cible ?
N.B. : La société a atteint un chiffre d'affaires de 1,4 ME en 2010 avec 14 salariés et a, pour la première fois, dégagé des bénéfices.
Boursier.com : Comment financez-vous l'acquisition ?
N.B. : Une partie en cash, avec un emprunt bancaire et une partie en titres. Concernant le montant, il est d'un peu plus d'une fois le chiffre d'affaires de la cible. Le nouvel ensemble pèse, pour 2010, un chiffre d'affaires de 7,3 à 7,4 ME, avec 70 employés.
Boursier.com : Dégagerez-vous des synergies ou plutôt des complémentarités avec cette société ?
N.B. : Il y a des synergies techniques en termes de R&D, bien sûr, mais pour le reste, il s'agit surtout de complémentarités entre les deux entités, avec un apport de technologie de la part de Wokup. Wedia ajoutera en effet de nouvelles fonctionnalités à son offre, des solutions que nous ne proposions pas encore. J'ajoute que nous devrions faire du cross-selling car nous avons peu de clients communs.
Boursier.com : Vous n'aviez pas levé de fonds lors de l'introduction en Bourse l'été dernier, expliquant que vous attendiez une opération de croissance externe pour le faire. Finalement ce n'est pas le cas avec l'acquisition de Wokup. Vous n'avez donc toujours pas besoin de lever des fonds ?
N.B. : Notre trésorerie est assez conséquente et nous envisageons d'autres acquisitions, en fonction de ces opérations nous pourrions être amenés à lever des fonds.
Boursier.com : Vous affichiez un objectif de croissance de 25% pour 2010. Qu'en sera-t-il finalement ?
N.B. : Nous finalisons la clôture de l'exercice 2010 et les éléments que nous possédons nous font penser que nous devrions atteindre cet objectif.
Propos recueillis par Arnaud Bivès - ©2011, 2012 www.boursier.com

