Boursier.com : Pouvez-vous revenir sur le résultat de l'offre de rachat de titres ZCI et surtout sur le règlement qui doit intervenir aujourd'hui ?
M.C : Les actionnaires français ont dû attendre un peu plus longtemps que ceux basés en Angleterre, aux Bermudes ou en Afrique du Sud... Mais, finalement, après quelques hésitations dus à des considérations administratives entre Euroclear, Caceis et l'AMF, le paiement aura bien lieu ce mercredi 22 octobre. C'est en rand sud-africains que Caceis a reçu la somme correspondant au rachat par ZCI des 41 millions d'actions qui ont été apportées à l'offre par les actionnaires français sur la base de 1,8648 dollar par action. En Euro, cela donne un prix de 1,3748453 euros par titre.
Boursier.com : Quel est le nombre de titres exact qui a été apporté ?
M.C. : 56,6 millions d'actions pour l'ensemble des marchés ont été vendues. La Fondation a apporté un peu plus de 15% du total mais conserve donc largement assez d'actions pour poursuivre sa mission. Il reste au total 69,59 millions de titres qui continuent d'être cotés. Le plus gros morceau revient à la Fondation avec 39 millions d'actions. L'offre ayant été acceptée par moins de 78% du capital émis, la direction a confirmé, comme cela était prévu, son intention de poursuivre son nouveau business plan...
Boursier.com : Comment jugez-vous ce résultat ?
M.C. : L'offre a reçu un bon accueil car cette proposition constituait une petite consolation pour ceux qui ont suivi ce dossier depuis de longues années après bien des déceptions. Ceux qui ont acheté ces derniers mois ont ainsi pu ainsi gagner près de 50% sans risque dans la mesure où cette opération était annoncée de longue date.
Boursier.com : Quel sera désormais l'attitude de la Fondation ?
M.C. : Je le répète, la Fondation reste l'actionnaire de référence de la société. Je tiens encore une fois à rappeler que cette dernière a été créée pour remplir une mission de salut public en faveur de la Zambie et qu'elle aura encore besoin de ZCI pour poursuivre cette mission.
Boursier.com : Qu'en est-il de la suspension de cotation du titre ZCI dont parlait la bourse de Jo'burgh ?
M.C. : Cette suspension de cours n'aura pas lieu. La bourse sud-africaine ne l'exige plus, ce qui est une très bonne chose... Le board de ZCI a mené une action très efficace avec les autorités de marché de Jo'Burgh pour faire que les cotations puissent continuer à se dérouler normalement... Il n'y aura donc pas de bonnets d'âne de distribué comme l'attendaient certains...
Boursier.com : Ceux qui n'ont pas apporté leur titre à l'offre peuvent-ils espérer une utilisation judicieuse du cash qui reste en caisse chez ZCI ?
M.C. : Le board de ZCI s'est étoffé dernièrement de trois grands professionnels des mines avec MM Simukanga, Hamuwele et du Toit. C'est ici aussi un très bon point pour l'avenir ! Les projets d'investissement qui sont encore dans les cartons sont étudiés actuellement de très près. La recherche d'opportunités se poursuit donc sur le terrain.... Elle est centrée dans les pays tels que le Botswana, la Namibie, le Malawi, la Tanzanie et bien entendu la Zambie... Il y a 4 ou 5 pistes en cours... Je le répète, nous avons à faire à de très bons connaisseurs des mines. Le board peut aussi s'appuyer sur une étude réalisée par le cabinet IKapital, dirigé par Jordan Soko, qui n'est autre que l'ancien DG de KCM qui est parti à l'arrivée de Vedanta...
Boursier.com : Quel est l'avenir désormais de l'association AMZCI ?
M.C. : La question se pose... Cela dépendra surtout de la volonté de nos adhérents. Je m'adresserai aux fondateurs et réunirai le bureau avant la mi-novembre pour trancher... Je sais par expérience que certains adhérents-actionnaires sont très attachés au dossier et qu'ils resteront fidèles à ZCI.
Propos recueillis par Didier Hameau - ©2008, 2012 www.boursier.com

