Boursier.com : Le cabinet de placement de cadres Andrew Mac Allister que vous dirigez vient de faire son apparition à la Bourse de Paris. Vous avez levé 772 KE avant la cotation, à quoi comptez-vous consacrer cette somme ?
M.F. : Essentiellement à renforcer notre développement et notamment celui de nos différentes filiales. Nous sommes dans une phase où nous voulons accélérer notre développement.
Boursier.com : Pour une somme aussi modeste, pourquoi avoir choisi la Bourse, plutôt que le crédit bancaire ou le Private Equity ?
M.F. : Nous avons travaillé avec Arkeon Finance qui a piloté la levée de fonds, et l'introduction en Bourse était dans les tuyaux dès le départ. Nous regardons beaucoup ce qui se fait à l'international et nous avons constaté qu'il y a beaucoup d'acteurs du placement de cadres cotés à Londres et New York et aucun acteur en France. Le Marché Libre est un premier pas en Bourse pour la société.
Boursier.com : Doit-on vous comparer aux acteurs côtés de l'Interim ?
M.F. : Aux acteurs de l'Intérim pour cadres... Notre positionnement sur ce marché des cadres nous rend moins vulnérables aux soubresauts de la conjoncture économique que les acteurs de l'Intérim classique.
Boursier.com : Quel est votre mode de rémunération ?
M.F. : A la performance. Nous percevons un pourcentage du salaire brut du salarié recruté par nos clients.
Boursier.com : Quel est votre chiffre d'affaires ?
M.F. : En 2010, nous avons atteint 1,8 ME. Nous devrions réaliser une activité de 2,2 ME en 2011.
Boursier.com : Avez-vous l'ambition d'être actifs en termes de croissance externe ?
M.F. : Oui. Sur le marché de l'intérim des cadres notamment où nous ne sommes pas présents. Notre objectif prioritaire reste le développement organique. Nous travaillons avec des cadres, les proposer à l'essai à l'intérim est une chose que nous pourrions réaliser. Par ailleurs, nous avons aussi une filiale dédiée aux sujets de société et qui travaille notamment sur le recrutement de handicapés dans les entreprises. Cela nous permet de répondre à une autre problématique de recrutement de la part des entreprises, qui est plus que jamais à l'ordre du jour.
Boursier.com : La somme de 772 KE sera-t-elle suffisante pour réaliser à la fois le développement organique et la croissance externe ?
M.F. : Peut-être pas... C'est à nous de nous développer et de faire avancer notre chiffre d'affaires de façon organique. Jusqu'à présent, notre histoire c'est la croissance interne !
Propos recueillis par Arnaud Bivès - ©2011, 2012 www.boursier.com

