Boursier.com : Comment expliquez-vous la baisse des ventes sur le premier semestre ?
J.M. : Nous avons entrepris de restructurer notre chiffre d'affaires pour à la fois repositionner l'entreprise sur les sujets clés liés au e-business mais aussi pour en augmenter la part récurrente. Nous souhaitons pour ce faire nous appuyer sur la résilience de notre portefeuille clients qui est bien réelle puisque 96% du chiffre d'affaires du premier semestre 2012 a été réalisé avec des clients déjà présents en 2011. Ainsi et malgré un semestre et un environnement complexe, les ventes n'ont baissées que de 2% à données comparables.
Boursier.com : Sur quels segments comptez-vous axer le développement de SQLI ?
J.M. : Nous avons actuellement deux grandes typologies de prestations. L'une tournée vers de la mise en oeuvre de systèmes et d'applicatifs internes à nos clients et l'autre qui traite des problématiques liées à l'e-business comme l'e-commerce, la mobilité, les réseaux sociaux, le CRM/e-CRM...Si nous mettons l'accent sur cette seconde typologie, comme en témoigne la croissance de 40% des ventes sur le segment e-commerce sur le premier semestre de cette année, nous souhaitons maintenir voire améliorer nos prestations sur la première partie car à nos yeux c'est d'un bon équilibre entre les deux que vient la force de notre groupe.
Boursier.com : Qu'attendez-vous en termes de marge ?
J.M. : Notre marge est restée stable au 1er semestre alors que la majorité de nos compétiteurs a vu sa rentabilité se dégrader. La marge opérationnelle courante devrait progresser sur l'exercice 2012 versus 2011. Même s'il convient d'être prudent du fait de la volatilité du marché, une nouvelle amélioration est attendue en 2013.
Boursier.com : La seconde partie de l'année se présente-t-elle bien ?
J.M. : Dans un environnement complexe, la période estivale s'est plutôt bien déroulée pour SQLI. De bonnes conditions sont également attendues sur le T4.Ces tendances cachent toutefois des disparités entre les secteurs. Ainsi, la banque et l'automobile restent plutôt attentistes, tandis que le luxe et certaines industries affichent un certain dynamisme.
Boursier.com : Etudiez-vous des acquisitions ?
J.M. : Nous étudions des opérations de croissance externe dans l'e-business ou le web marketing. Notre priorité est véritablement de renforcer les offres du groupe et nos domaines de compétence en matière de e-business
Propos recueillis par Christophe Voisin - ©2012, 2013 www.boursier.com




