Boursier.com : Vous avez jugé les résultats semestriels "très satisfaisants", avec une croissance à deux chiffres de l'activité et des résultats...
J.B. : La croissance organique, significative ainsi que les résultats, démontrent que Medica a réalisé une bonne performance au cours de ce premier semestre et a de belles perspectives pour l'ensemble de 2012.
Boursier.com : En l'occurrence, confirmez-vous vos objectifs annuels ?
J.B. : Absolument, soit une croissance d'au moins 8% organique, et de 13% en données publiées, associé à un maintien des niveaux d'Ebitdar. Notre stratégie est claire : délivrer de la croissance et maintenir nos marges. Si on observe les performances de Medica sur longue période, on constate que nous sommes dans la continuité de cette stratégie.
Boursier.com : Au-delà du "patrimoine" actuel de la société, qui dispose de 16.000 lits et d'une réserve de 3.000 lits supplémentaires, quelle taille visez-vous à moyen terme ?
J.B. : Il faut avoir des objectifs et être ambitieux. Nous allons débuter l'année 2013 avec plus de 900 lits à ouvrir et 900 autres à restructurer. Nous allons donc entamer le nouvel exercice avec un beau réservoir de croissance, sachant qu'un lit ouvert par exemple en septembre 2013, ne produira pleinement ses effets en termes de chiffre d'affaires qu'à partir de septembre 2014 et aura un effet en année pleine en 2015.
Boursier.com : Vous indiquez ainsi bénéficier d'une forte visibilité pour les 3 prochains exercices. Comptez-vous maintenir la répartition entre croissance externe et croissance interne qui est la vôtre actuellement ?
J.B. : Nous évoluons dans un secteur à forte visibilité, mais je ne suis pas en mesure de vous donner des prévisions au point près pour 2013, 2014 ou 2015... Néanmoins, je pense qu'il est raisonnable de tabler sur une croissance organique entre 6 et 8% en 2013, voire l'année suivante. Que nous compléterons, suivant les opportunités en matière de croissance externe, dans le cadre de notre politique sélective en la matière. Notre objectif est de délivrer de la croissance, de maintenir nos marges et une structure financière très solide.
Boursier.com : Quelles sont vos marges de manoeuvre en la matière ?
J.B. : Notre rapport dette nette financière/EBITDA retraité de l'immobilier, s'établit à 3,1, pour des 'covenants' bancaires de 4,5, donc nous pourrions tout à fait mobiliser des capacités financières significatives si nous trouvions des cibles à racheter.
Boursier.com : Des acquisitions en priorité dans les EPHAD? Dans le pôle sanitaire?
J.B. : La priorité demeurerait la France en terme régional. Concernant les secteurs, nous sommes ouverts aux deux pistes de consolidation.
Boursier.com : Avez-vous vocation à rester en Italie, 11% du chiffre d'affaires, qui affiche une croissance nulle au premier semestre ?
J.B. : Nous sommes très contents de nos opérations en Italie. Nous y sommes arrivés fin 2005 et avons depuis triplé le volume d'activité. Notre stratégie est constante : nous restons en Italie du Nord, dans le domaine des maisons de retraite médicalisées et nous ne souhaitons pas détenir l'immobilier. Voilà notre ligne de conduite en Italie.
Propos recueillis par Arnaud Bivès - ©2012, 2013 www.boursier.com




