Boursier.com : Quel est l'intérêt du rapprochement entre CFF et Penauille que vous venez d'annoncer ?
B.R. : Depuis juillet 2006, CFF Recycling contrôle 67% du capital de Penauille. M. Derichebourg, le président de CFF, a également été nommé à la tête de Penauille. Nous avons donc une forte mainmise sur cette société... Avant que nous en prenions le contrôle, Penauille était en mauvaise posture financière. CFF conduit une restructuration avec une totale implication dans la gestion et le redressement en cours. CFF a apporté son soutien financier à Penauille. Les liens entre ces deux sociétés sont très forts. Avec cette opération de rapprochement, le droit rejoint les faits. La fusion va ainsi entériner une situation de fait.
Boursier.com : Quel va être le visage du nouveau groupe issu de ce mariage ?
B.R. : Nous avons la volonté de constituer un seul groupe capable de proposer une offre multiservices aux entreprises ou aux collectivités... Ce groupe aura une offre dans la propreté, l'intérim ou le recyclage. Nous pourrons ainsi gérer les bureaux ou les usines d'une entreprise.
Boursier.com : Votre métier est donc en train d'évoluer ?
B.R. : Le marché traditionnel de CFF Recycling était celui du recyclage, avec la transformation de déchets en matières premières secondaires. Ce marché évolue vers le service sous l'impulsion des directives européennes. Nous visons donc à répondre à la nouvelle demande de recyclage de la part des industriels. Le nouvel ensemble CFF-Penauille aura un statut boursier unique !
Boursier.com : Pourquoi est-ce Penauille qui absorbe CFF et non l'inverse ?
B.R. : Ce choix répond à plusieurs problématiques d'ordre financier et cela apporte de la simplicité dans le montage de l'opération...
Boursier.com : Le pôle aéroportuaire de Penauille a-t-il toujours sa place dans ce nouveau schéma ?
B.R. : Ce pôle a toujours sa place dans le nouveau groupe. Nous n'avons pas l'intention de le céder.
Boursier.com : Comment s'opère le redressement de Penauille ?
B.R. : Penauille était en perte sur l'exercice 2005/2006. Avec le rapprochement entre CFF et Penauille, le résultat de l'ensemble sera positif et sa capacité distributive sera préservée...
Boursier.com : Que visez-vous à terme en matière de marge ?
B.R. : Sur le pôle aéroportuaire, l'Ebitda devrait représenter 6 à 8% du chiffre d'affaires et sur le service aux entreprises 4%. En ce qui concerne le recyclage, la progression de la rentabilité est continue.
Boursier.com : Comment se répartira le capital du nouveau groupe ?
B.R. : La holding de M. Derichebourg détient 48,5% de CFF Recycling. Elle conservera une position forte au sein du nouveau groupe et elle sera majoritaire en droits de vote.
Propos recueillis par Christophe Voisin - ©2007, 2012 www.boursier.com

