Boursier.com : Le chiffre d'affaires de Tipiak a progressé de 6% en 2011, la performance étant similaire entre le segment " froid " du groupe et le segment " sec "...
H.G. : La croissance a effectivement été bien répartie en 2011, entre les deux grands secteur d'activité de Tipiak. Les couscous, les chapelures, les croutons, toute la partie à température ambiante s'est bien bien comportée et la partie "froid" aussi : produits surgelés, entrées, apéritifs ou plats.
Boursier.com : Quelle tendance se dégage pour 2012 ?
H.G. : Nous restons sur une tendance positive, avec une croissance soutenue dans les deux secteurs d'activité. Nous visons à peu près 5% de croissance sur l'exercice 2012.
Boursier.com : Pas d'inquiétude concernant la consommation des Français dans un contexte économique de crise ?
H.G. : La croissance ne tombe pas du ciel : nous allons la chercher, par innovation ou création de produits, par les soutiens publicitaires. Nous sommes en bonne position pour être capables d'afficher un chiffre d'affaires en croissance en 2012.
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Boursier.com : Vous avez jugé les résultats 2011 " décevants ", le résultat net reculant de près de 30%. Quelle en est la cause ?
H.G. : La déception provient de la hausse brutale des matières premières principales stratégiques pour les produits de la mer et les céréales, qui comptent pour beaucoup dans le prix de revient de nos produits. Nous n'avons pas pu répercuter instantanément la hausse de ces prix. Nous constatons, depuis le début de l'année, une certaine stabilisation du prix des matières premières.
Boursier.com : Pourquoi n'arrivez-vous pas à répercuter ces hausses dans vos prix ? Concurrence ? Négociations difficiles avec les distributeurs ?
H.G. : Il est important pour nous d'arriver à lisser ces hausses de matières premières pour ne pas avoir de variations trop fortes des prix. Il nous faut donc un certain temps pour atteindre un équilibre à ce niveau. C'est en cours pour 2012 : grâce à la stabilisation des matières premières et grâce aux hausses de tarifs raisonnables que nous passons, nous retrouvons une meilleure visibilité en terme de rentabilité.
Boursier.com : Malgré la baisse du bénéfice, vous avez choisi de maintenir le dividende à son niveau de l'an passé...
H.G. : Ce qui témoigne de la confiance que nous avons dans les perspectives 2012 ou 2013. Notre politique de distribution est, depuis des années, attractives et sans acoup.
Boursier.com : Vous vous êtes déclaré ouvert à une éventuelle opération de croissance externe. Tipiak bénéficie d'un endettement sain. Faut-il s'attendre à des acquisitions cette année ?
H.G. : Nous n'avons aucune obligation de croissance externe car nos positions sont très solides. Une acquisition interviendrait plutôt dans une optique de diversification et pour créer un effet de levier sur des catégories de produits que nous n'avons pas en portefeuille, et qui pourraient bénéficier de la notoriété de la marque Tipiak. Nous regardons attentivement les opportunités de croissance externe, mais n'avons aucune obligation en ce sens.
Propos recueillis par Arnaud Bivès - ©2012, 2013 www.boursier.com




