Boursier.com : Votre chiffre d'affaires a progressé de 13% au premier trimestre. Quel a été l'effet volumes et l'effet prix?
FG : La croissance de l'activité du 1er trimestre s'explique principalement par la prise de nouveaux marchés. Par ailleurs, la hausse des cours de matières premières a continué d'impacter l'activité du groupe mais a été en partie répercutée sur les prix de vente. En outre, l'activité Dinde reste en recul, notamment en raison du coût de revient du vif et la poursuite de la crise subie sur ce secteur. L'effet volume contribue à hauteur de 10% et celui du prix à hauteur de 3%.
Boursier.com : Etes-vous contraints de passer de nouvelles hausses de prix au deuxième trimestre?
FG : Nous faisons face actuellement à un renchérissement du cours des matières premières qui constituent l'essentiel du coût de revient d'une volaille. la répercussion de la hausse des prix est déjà actée chez Duc et nous sommes contraints de l'appliquer à nouveau. Nous restons cependant optimistes sur le fait que la demande va continuer à augmenter en produit volaille de qualité.
Boursier.com : Comptez-vous maintenir une croissance à deux chiffres sur l'ensemble de l'exercice?
FG : Nous nous réjouissons des performances enregistrées au cours de ce 1er trimestre 2011. Ce début d'année prometteur place le groupe en bonne position pour respecter ses engagements en 2011, notamment celui d'atteindre notre objectif d'une croissance à deux chiffres sur l'ensemble de l'exercice.
Boursier.com : Maintenez-vous votre objectif de retour à la rentabilité en 2011 à l'issue de ce premier trimestre ?
FG : Conformément à ce que nous annonçions dans nos récentes communications et compte tenu des résultats de notre politique d'amélioration continue déployée depuis 2009, DUC confirme sa confiance dans l'atteinte des objectifs d'amélioration des marges, de réduction des coûts et d'un retour à la rentabilité pour le second semestre.
Boursier.com : L'activité "Dinde" très consommatrice de céréales pourrait-elle être cédée ?
FG : L'activité " dinde " reste dans une situation très délicate, subissant une érosion de la consommation continue, une flambée du coût des matières premières et un prix de vente anormalement bas. La cession de cette branche dans le contexte actuel semble difficile.
Boursier.com : Voilà plus de 10 ans que Verneuil Finance a pris le contrôle de Duc. Quelles sont les intentions de Verneuil Finance quant à cette participation en ce début 2011 ?
FG : Verneuil Finance s'efforce de développer DUC et fait progresser son Chiffre d'Affaires de 57 ME à près de 180 ME pour l'exercice en cours. Les différentes crises qu'a connues l'agriculture comme la grippe aviaire, la flambée des matières premières, la crise économique oblige DUC à poursuivre sa mutation. Verneuil Finance encouragera tout partenariat constructif.
Propos recueillis par Arnaud Bivès - ©2011, 2012 www.boursier.com

