Boursier.com : Vous expliquez avoir subi une activité commerciale " sous pression " au premier semestre qui a abouti à une croissance de seulement 2% et vous évoquez notamment un problème technique pour votre nouvelle gamme d'imprimantes. De quoi s'agit-il ?
E.P. : Nous avons rencontré un problème technique lié à une pièce spécifique de nos nouvelles imprimantes qui, d'après nos tests en conditions extrêmes présentaient des problèmes au bout de 6.000 impressions. Peu de nos clients atteignent ce niveau, mais notre exigence de qualité nous a conduit à répondre à ce problème, ce qui a engendré un retard dans la commercialisation de la nouvelle imprimante.
Boursier.com : Le problème est-il réglé à ce jour ?
E.P. : Oui, la commercialisation a pu débuter. Il s'agit du lancement commercial le plus important jamais réalisé par Evolis. Nous renouvelons les produits de milieu de gamme et début 2012, les produits haut de gamme. Nous allons développer, en parallèle à ce renouvellement de gamme, des solutions auprès de nos clients. Il s'agit par exemple de formation, d'extension de garantie... Des relais de croissance à forte valeur ajoutée pour Evolis.
Boursier.com : Outre ce problème d'ordre technique, vous indiquez avoir été pénalisés par des reports de projets. Quels sont ces projets ?
E.P. : Il y en a deux en Asie et un aux Etats-Unis pour des facturations de 1 ME au total. Dans le lot, il y a un projet bancaire et deux gouvernementaux. L'un d'entre eux a enfin été lancé : il s'agit du permis de conduire au Bangladesh. Nous avons espoir que les deux autres aboutissent lors de ce second semestre, de sorte qu'aucun report n'aura été enregistré sur l'exercice.
Boursier.com : Evolis avait réalisé un deuxième semestre 2010 très solide, l'effet de base risque de vous être défavorable sur la deuxième moitié de 2011, en plus du contexte économique difficile...
E.P. : La croissance molle de notre activité devrait se répéter au deuxième semestre. Nous devrions parvenir à maintenir notre taux de marge opérationnelle, tandis que notre bénéfice sera peut-être moins affecté qu'au premier semestre, selon l'évolution du Dollar, qui, pour l'instant, nous est plus favorable que lors des six premiers mois de l'année.
Boursier.com : Le contexte financier et bancaire actuel pourrait-il vous conduire à rencontrer des difficultés auprès de vos interlocuteurs dans le secteur bancaire, à l'image du report de projet au premier semestre ?
E.P. : Nous sommes présents sur de nombreux projets bancaires, mais pas en Europe. L'Amérique latine devrait être porteuse dans ce domaine pour Evolis. Nous sommes partenaires d'importants intégrateurs sur cette zone et de nombreux projets devraient voir le jour. La zone du Moyen-Orient devrait aussi devenir porteuse pour nous à l'avenir, dans le domaine de la Banque.
Boursier.com : Vous avez cédé la majeure partie de vos titres Cofidur à l'occasion du transfert de la société sur Alternext. Est-ce la fin du partenariat engagé avec la société, qui vous a permis de sécuriser votre approvisionnement stratégique en cartes électroniques?
E.P. : Nous réalisons une plus-value de 6% à cette occasion et conservons un solde de 2% au capital de la société. Ce qui est important de souligner c'est que nos accords en matière d'approvisionnement en composants électriques ne sont en rien remis en cause par cette cession. Il n'y a aucun changement de stratégie et ce partenariat, dans le contexte tendu que nous avons rencontré en la matière, a démontré toute sa pertinence.
Propos recueillis par Arnaud Bivès - ©2011, 2013 www.boursier.com




