Boursier.com : Peut-on parler de bon premier semestre pour LDC avec une progression du chiffre d'affaires de 7,5% ?
D.L. : La progression du chiffre d'affaires est satisfaisante. Sur la partie " Volaille ", nous avons pu revaloriser nos prix, en raison de l'augmentation des matières premières et notamment des céréales au cours du semestre, même si l'essentiel des hausses de prix ayant été obtenu au mois d'août, l'effet sera surtout visible au deuxième semestre.
Boursier.com : Avez-vous réussi à augmenter les prix à des niveaux suffisamment élevés ?
D.L. : Les négociations ne sont jamais faciles, et comme je le dis souvent, il faut comprendre que toute une filière est derrière ces augmentations. Nous garantissons un prix aux producteurs et compte tenu de l'impact des céréales, il était indispensable de pouvoir répercuter cela sur les prix pour que la filière continue à vivre. Les céréales constituent plus de 60% du prix de revient d'une volaille.
Boursier.com : Vos marges, d'exploitation et nette, ont été sous pression lors de ces six mois...
D.L. : Justement parce que pendant une grande partie de ce semestre, nous avons accepté des hausses aux producteurs, sans les répercuter aux clients.
Boursier.com : Sur le pôle " Traiteur " les hausses de prix ont aussi été difficiles...
D.L. : Nous avons pu passer des hausses sur les produits à marques, en revanche, sur les marques distributeurs, nous n'y sommes pas parvenus.
Boursier.com : Vous annoncez un deuxième semestre mieux orienté, cela veut-il dire, une progression des ventes supérieure à celle du premier semestre ?
D.L. : Comme je l'expliquais, nous allons bénéficier des hausses passées au mois d'août, ce qui aboutira à un deuxième semestre meilleur que le premier. Nous annonçons un objectif de résultat opérationnel supérieur à 80 ME sur l'ensemble de l'exercice, conditionné par des activités de Noël correctes pour la Volaille.
Boursier.com : Justement, la période de Noël s'annonce-t-elle prometteuse ?
D.L. : Nous n'avons pas de signe qui nous ferait penser qu'elle ne soit pas bonne. Le prix de la volaille est tout à fait acceptable en comparaison de celui du boeuf. Par contre, il est clair que le calendrier, avec Noël un dimanche, est moins favorable pour nous, en termes de consommation alimentaire.
Boursier.com : Vous annoncez des investissements de 100 ME pour cet exercice et un chiffre du même ordre pour l'exercice suivant. Pouvez-vous nous rappeler l'emploi de ces investissements?
D.L. : Nous avons 60 usines, nous cherchons à maintenir leur bon niveau de production et à réaliser des gains de productivité, ce qui nécessite des efforts d'investissements. 20 ME seront dégagés pour les activités "Traiteur" et environ 60 ME sur les activités de "Volaille" en France, avec des projets importants concernant l'abattage et la découpe sur notre site vendéen. Concernant le pôle "Traiteur", les opérations sont encore très manuelles et nous pouvons mécaniser encore de nombreux postes.
Propos recueillis par Arnaud Bivès - ©2011, 2012 www.boursier.com

