Boursier.com : La crise est-elle terminée pour CRM Company ?
B.F. : Pour CRM Company, le choc de la crise a plutôt eu lieu en 2008... Nous avions effectué de gros investissements en 2007, la croissance était alors solide et nous gagnions 62% des appels d'offre auxquels nous participions. Sur le premier semestre 2008, nous avons visé des appels d'offre plus élevés et nous les avons tous perdus... Des clients anglo-saxons ont également commencé à décaler des budgets.
Boursier.com : Quelle a été votre réaction ?
B.F. : CRM Company a été contraint de mettre en place un plan de réduction des coûts. Certes, l'exercice 2009 a été très dur, mais nous sommes parvenus à regagner de gros budgets d'annonceurs. Nous n'avons pas rencontré de mauvaises surprises sur ce millésime.
Boursier.com : Qu'en est-il de votre endettement ?
B.F. : Le bilan de CRM Company affiche 10 Millions d'Euros d'obligations convertibles à échéance 2013. Nous avons donc du temps devant nous, d'autant plus que l'action CRM Company offre un bon potentiel de revalorisation.
Boursier.com : Quel est l'état actuel de la conjoncture ?
B.F. : Je ne sens pas une véritable reprise mais, davantage, une certaine détente de la part des clients...
Boursier.com : Que prévoyez-vous sur 2010 ?
B.F. : La croissance de la marge brute de CRM Company devrait s'établir à 2 chiffres sur l'exercice 2010. Nous sommes redevenus profitables depuis le quatrième trimestre 2009. Notre positionnement est attractif dans le contexte actuel. De nouvelles marques nous rejoignent, elles ont envie de rajeunir leur image et le Web répond bien à cette problématique...
Propos recueillis par Christophe Voisin - ©2010, 2012 www.boursier.com

