Boursier.com : Que doit-t-on retenir des chiffres trimestriels de l'Air Liquide ?
B.P. : La croissance est demeurée solide sur le troisième trimestre... Toutes les zones géographiques et toutes les activités sont en progression sur la période. Le seul 'petit bémol' que l'on puisse formuler porte sur un léger ralentissement dans les métaux notamment en Europe. On note également un retour à un niveau normal d'activité dans l'électronique. Néanmoins, dans l'ensemble il n'y a pas de rupture quant à l'évolution des revenus de l'Air Liquide sur ce trimestre.
Boursier.com : Percevez-vous un écart de performance entre le Nord et le Sud de l'Europe ?
B.P. : Nous ressentons assez peu d'écarts entre les différents pays européens.
Boursier.com : Comment voyez-vous le quatrième trimestre ?
B.P. : Nous percevons un certain degré de prudence notamment dans la gestion des stocks d'acier... En revanche, des industries comme le raffinage, la chimie, l'alimentaire ou le solaire demeurent orientées sur la voie de la croissance. Compte tenu de la situation économique générale, nous sommes globalement un peu plus prudents.
Boursier.com : Quelles sont vos prévisions annuelles ?
B.P. : Dans un contexte normal, nous sommes confiants dans notre capacité à délivrer une croissance régulière du résultat net.
Boursier.com : A l'international, êtes-vous en retard dans certaines régions ?
B.P. : Nous avons accompli d'importants progrès sur les dernières années afin de compléter notre dispositif mondial... Air Liquide a désormais une position de premier plan en Chine, la société est pionnière au Moyen-Orient et elle est en plein développement en Europe de l'Est. Nous sommes présents dans plus de 80 pays.
Boursier.com : A l'avenir, peut-on craindre une réduction de l'usage des gaz industriels ?
B.P. L'avenir du gaz industriel semble prometteur avec des besoins qui augmentent dans l'énergie, l'environnement ou la santé... Les clients veulent des gaz plus sophistiqués tout en souhaitant réduire leur consommation d'énergie.
Boursier.com : Quelle est votre activité dans le véhicule électrique à hydrogène ?
B.P. Depuis 10 ans, nous investissons dans le développement de la pile à combustible... Il s'agit d'une technologie qui passe par de l'hydrogène pour produire de l'électricité. La batterie utilisée actuellement dans les voitures électriques dispose d'une autonome limitée, alors que la pile à combustible devrait permettre d'avoir une autonomie bien plus importante, de l'ordre de 400 à 500 kilomètres...
Propos recueillis par Christophe Voisin - ©2011, 2012 www.boursier.com

