Boursier.com : La faible croissance organique du premier semestre, +1,3%, vous confirme finalement dans la prudence que vous affichiez au mois de mars, avec un environnement assez imprévisible...
A.J. : +1,3% apparait comme une croissance modérée, mais elle nous satisfait parce qu'elle confirme le retournement amorcé au deuxième semestre 2011. Au premier semestre 2011, nous avions accusé un recul de -8% de l'activité, puis +5% au deuxième. La croissance s'est donc maintenue début 2012. Une bonne nouvelle se cache derrière ce chiffre : les prises de commandes ont progressé de 11%, à 24 ME contre 22 ME l'an passé. Cela permet d'espérer la poursuite de la croissance organique.
Boursier.com : Voire qu'elle accélère à nouveau lors du deuxième semestre ?
A.J. : Nous le souhaitons, tout en restant prudents car l'été a été difficile : un certain nombre de contrats devant se signer ont finalement été officiellement reportés en septembre. Nous restons donc particulièrement prudents.
Boursier.com : La croissance atteint toutefois +10% grâce à l'apport de Fimasys. Un an après l'acquisition, êtes-vous satisfait de son intégration ?
A.J. : Nous sommes satisfaits car l'intégration est achevée : les équipes sont dans les mêmes locaux, l'offre a été réorganisée avec deux produits concurrents hier et complémentaires aujourd'hui. La R&D et les équipes commerciales ont été unifiées. Ce qu'il reste à faire : tirer bénéfice de la présence à l'international de Fymasys présente à Madrid, à Pékin et qui dispose d'un partenariat au Brésil. Nous travaillons sérieusement ces trois pistes pour accentuer notre présence à l'international en Crédit et Financement.
Boursier.com : Comment expliquez-vous la baisse du taux de marge opérationnelle au premier semestre ?
A.J. : Le taux de marge recule pour plusieurs raisons : l'intégration de Fimasys tout d'abord dont le niveau est proche de 0. Ensuite, nous avons dû accélérer un investissement aux États-Unis à l'occasion de la signature d'un important contrat. Une équipe dédiée a été mise en place et des dépenses de R&D consenties pour réussir ce gros projet. Enfin, un certain nombre de coûts non récurrents ont été passés dans le cadre de l'intégration de Fimasys au premier semestre et qui ne se répéteront plus au deuxième.
Boursier.com : Elle devrait donc se situer de nouveau à un niveau supérieur au deuxième semestre et logiquement repasser au moins les 20% sur l'ensemble de l'année ?
A.J. : Nous ne donnons pas d'objectifs, mais indiquons simplement qu'elle sera effectivement supérieure au deuxième semestre par rapport au premier. Et en général, chaque année, nous faisons mieux au deuxième semestre. Nous restons donc optimistes et avons comme ambition de nous rapprocher des résultats de 2011, grâce à un rattrapage au deuxième semestre.
Boursier.com : Quelles sont vos ambitions concernant la marge opérationnelle de Fimasys ?
A.J. : L'intégration étant faite, nous ne raisonnons plus en termes d'entité "Fimasys", sauf pour ce qui est du chiffre d'affaires Fimasys qui représente 3,3 ME. L'objectif de Linedata est que l'ensemble du groupe retrouve un taux de marge opérationnelle supérieur à 20%.
Propos recueillis par Arnaud Bivès - ©2012, 2013 www.boursier.com

