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EDF demande un rattrapage sur les tarifs réglementés des particuliers

EDF demande un rattrapage sur les tarifs réglementés des particuliers

La Cour des Comptes estime qu'il faudrait fermer jusqu'à 20 réacteurs nucléaires, si l'on veut appliquer la loi de transition énergétique. Le PDG d'EDF fait la sourde oreille et plaide pour une hausse des tarifs réglementés de l'électricité...

EDF demande un rattrapage sur les tarifs réglementés des particuliers
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Dans un entretien au 'Monde' daté de mercredi, M. Lévy explique que l'équation financière du groupe, détenu à 84,5% par l'Etat, est désormais menacée, en raison de la forte baisse du prix de l'électricité sur le marché de gros en Europe... "La question du maintien des capacités à moyen terme d'endettement et d'investissement du groupe se pose", a-t-il dit. "EDF n'a pas les moyens d'investir s'il n'a pas de garanties sur les prix futurs de l'électricité". Dans ce contexte, EDF demande à l'Etat "un rattrapage sur les tarifs réglementés des particuliers", a poursuivi M. Lévy.

Le groupe, déjà très endetté, à hauteur de 37,4 MdsE, à fin 2015 soit 2,1 fois son résultat brut d'exploitation (Ebitda) souffre d'autant plus que le prix de l'électricité sur le marché de gros a chuté de plus de 30% depuis un an, tombant sous le tarif "Arenh", auquel EDF est tenu de vendre une part de son électricité nucléaire à ses concurrents.

Réduction des coûts

M. Lévy a confirmé qu'EDF menait à bien son programme de réduction de ses coûts de 1 MdE entre 2014 et 2018, et qu'il allait diminuer ses investissements, pour passer de 12-13 MdsE à 10,5 MdsE en 2018. Des cessions d'actifs non stratégiques sont aussi prévues, qui pourraient atteindre jusqu'à 6,5 MdsE, selon la presse financière. En outre, le groupe va supprimer environ 3.500 emplois en France d'ici à 2018.

Compte-tenu de ses nombreux projets et contraintes, EDF pourrait même devoir recourir en dernier ressort à une augmentation de capital, selon des sources citées lundi par 'Le Figaro'. Le groupe doit encore boucler le financement du projet de construction de deux réacteurs EPR en Angleterre, le rachat de la filiale réacteurs d'Areva, Areva NP, assurer les coûts du stockage des déchets nucléaires (programme Cigeo) et financer le programme permettant de prolonger la vie de ses réacteurs actuels.

Vers la prolongation de la durée de vie des réacteurs jusqu'à 60 ans

"A moyen terme, l'Etat a donné son accord pour que nous modernisions le parc actuel de façon à ce que la durée de vie qui a été conçue pour 40 ans, nous la montions à 50 et 60 ans, sous réserve que la sécurité nucléaire soit garantie", a ainsi expliqué le PDG sur 'RTL'. "Nous n'avons pas prévu, en liaison avec l'Etat, compte tenu des besoins en électricité des Français, de fermer d'autres centrales que les deux qui seront fermées", a-t-il poursuivi.

Une certaine confusion règne dans ce contexte autour de l'avenir de la filière nucléaire française... Plus précisément, personne ne s'accorde sur le nombre de réacteurs à fermer si l'on veut atteindre l'objectif de réduire la part du nucléaire à moins de 50% dans la production d'électricité en France d'ici à 2025.

Si EDF, ne compte pas fermer plus de deux réacteurs, la Cour des Comptes a jugé dans son récent rapport annuel que ce sont 17 à 20 réacteurs (sur les 58 actuellement en fonction) qui devraient fermer, si l'objectif des 50%, prévu par la loi de transition énergétique de 2015, était respecté à la lettre...

Le compte n'y est pas !

Or, à l'occasion de la publication mardi, des résultats annuels d'EDF, son PDG Jean-Bernard Lévy, a indiqué que l'électricien public n'a pas l'intention, dans les dix ans à venir, de procéder à d'autres fermetures de centrales nucléaires en France que celles nécessaires pour compenser l'entrée en service de l'EPR de Flamanville. "Lorsqu'il y aura le réacteur de Flamanville qui sera disponible, nous devrons retirer, normalement, deux réacteurs du parc actuel", a indiqué M. Lévy sur la radio 'RTL'. Mais aucune autre fermeture n'est envisagée pour parvenir au plafond de 50% d'électricité nucléaire...

Dans son rapport annuel, la Cour des Comptes a estimé que pour passer sous les 50% à l'horizon 2025, à hypothèses constantes de consommation et d'exportation d'électricité, il faudrait " réduire d'environ un tiers la production nucléaire, soit l'équivalent de la production de 17 à 20 réacteurs". La Cour des Comptes s'est aussi inquiétée du coût du programme de rénovation des réacteurs existants. Selon les sages, ce coût s'élèvera à 100 MdsE d'ici à 2030 et nécessitera d'importants besoins de recrutement (110.000 emplois directs et indirects d'ici à 2020) alors que la filière manque déjà de main d'oeuvre dans certains métiers...

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