(Boursier.com) -- Volumes. Le groupe italien Saipem a donc lancé une opération d'envergure sur Bouygues Offshore. Dans un registre similaire, Ciments Français est détenu par Italcementi à hauteur de 65% et n'a plus de français que le nom et... ses intérêts minoritaires encore cotés à Paris. De longue date, le marché table sur une hypothèse de rachat de ces mêmes intérêts, va-t-elle enfin se concrétiser ? Des opérateurs remarquaient en milieu de semaine le fait que le titre s'était de nouveau agité sur le marché avec une application, mardi dernier, qui portait sur 300.000 titres, soit 0,8% du capital. Plus intéressant encore, alors que les volumes s'étaient assagis ces derniers mois, une autre application portant sur 0,9% du capital avait été traitée à la fin avril dernier.
Plus de bénéfices que l'an passé. Ces remous arrivent au moment où la société a présenté des chiffres sans grand relief pour le compte du 1er trimestre fiscal de l'exercice 2002. Si le chiffre d'affaires s'affiche en hausse faciale, il cache une petite forme de l'activité puisqu'en retraitant cette dernière sur la base d'un périmètre et de taux de changes constants, elle ressort en fait en recul de 1,3%. Le résultat d'exploitation s'effrite de son côté de près de 20% à 54 Millions d'Euros, le groupe imputant ces -petites- déceptions à une longue grève en France ainsi qu'à la guerre des prix sur le marché thaïlandais. A la faveur d'une baisse des charges financières, le groupe enregistre quand même au final un résultat net de 4 ME, en amélioration par rapport à l'an dernier.
Pas (trop) cher. Si ces chiffres peuvent un peu décevoir au premier abord, ils ne remettent nullement en cause notre opinion favorable sur la valeur, pour plusieurs raisons : d'abord, le 1er trimestre n'est généralement comptablement guère très significatif pour Ciments Français. La direction parle d'ailleurs d'un contexte "incertain" et de perspective de "stabilité du résultat sur l'exercice en cours". Grâce au marché italien pourtant, la maison mère Italcementi a quant à elle sorti des chiffres autrement plus... béton. Le titre valant moins de 5 fois sa valeur d'entreprise rapportée à l'EBITDA (contre plus de 6 en moyenne pour le secteur), nous restons donc en position sur le dossier, avec une vue à moyen terme..
L'avis de Boursier.com
Renforcez pour le moyen terme.
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Jean Solgadi - ©2002, 2012 www.boursier.com

