(Boursier.com) -- Le marché redécouvre la valeur. Le marché qui affichait il y a peu une certaine méfiance vis-à-vis de cette valeur semble vouloir reconsidérer cette affaire sous un meilleur angle. Deux raisons à cela: une étude positive que vient de sortir Chevreux de Virieu et une animation retrouvée du secteur après l'opération de rachat par l'anglais Blue Circle de deux cimentiers grecs.
Bon début d'année. Un réveil du titre pleinement justifié qui ne surprendra pas ceux qui ont suivi notre conseil du mois d'avril à l'occasion duquel nous avions souligné la décote flagrante de ce dossier. La direction des Ciments Français a souligné à l'occasion de la dernière assemblée des actionnaires et de la publications des chiffres du premier trimestre un très bon début d'année avec une croissance de 5,4% du CA. L'activité matériaux de construction progresse même de 8%. La conjoncture est particulièrement porteuse en France, en Espagne et en Grèce.
Les bénéfices suivent le mouvement. Remis financièrement sur de bons rails, le groupe retrouve un appétit d'acquisition plus ambitieux avec des opérations de croissance externe attendues dans le courant du second semestre pour près d'un milliard de francs. Dans ces conditions, un objectif de 180 millions d'euros de bénéfice net cette année peut paraître gourmand mais pas irréaliste si la conjoncture se maintient en l'état voire s'améliore encore.
Le tour de table évolue. Reste la question du tour de table qui fait des Ciments Français un cas un peu à part puisque le flottant représente seulement 20% du capital. Les deux actionnaires de référence, Italcementi et Mediobanca, ont vu leur participation légèrement évoluer ces derniers jours, à la hausse pour le premier (66,6% des ddv), à la baisse pour le second qui détient désormais 14,7% du capital. La banque italienne pourrait poursuivre son désengagement à la faveur d'une remontée progressive de la valeur. Quant à Italcementi, la question reste ouverte malgré les démentis successifs d'une prise de contrôle totale de sa filiale française. A court terme les plus pressés prendront leurs bénéfices sur les 60 Euros. Dans une optique de moyen-long terme on peut conserver avec un objectif proche de 75 Euros.
Les plus pressés prendront leurs bénéfices vers 60 euros..
L'avis de Boursier.com
On peut conserver une partie de la ligne pour le moyen/long terme.
Aymeric Val - ©1999, 2012 www.boursier.com

